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Lancement de CSB.School, école de management en cybersécurité

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CSB School école de management en cybersécurité

Alors que les cyberattaques se multiplient, les talents dans le cyber se font rares. Pour y remédier, la Cybersecurity Business School (CSB.School) a ouvert ses portes ce mardi 4 octobre. À cette occasion, Études Tech s’est rendu sur place, à Lyon, pour découvrir cette nouvelle école de management en cybersécurité à la pédagogie insolite : pas de notes, sélection ouverte à tous les profils (et pas uniquement aux élèves-ingénieurs), sans oublier le pôle simulateur grandeur nature mis à la disposition des étudiants. Patrice Chelim, directeur fondateur de la CSB.School et Éric Disson, doyen académique de l’école, ont répondu à nos questions.

CSB.School, la nouvelle école de management en cybersécurité

CSB.School est une école de management de la cybersécurité alliant les aspects technologiques et techniques à la gestion du risque. Délivrant un cursus exclusivement en alternance, elle propose un bachelor spécialisé en cybersécurité ainsi qu’un Mastère manager en cybersécurité. 

Après plusieurs mois de travaux ainsi que plusieurs millions d’euros investis, la CSB.School est maintenant prête à accueillir ses premiers étudiants dans son bâtiment de 2 500 m² dont 300m² dédiés au pôle simulation. Pour inaugurer comme il se doit son campus, l’école de management en cybersécurité a accueilli l’humoriste suisse Thomas Wiesel, qui n’a pas hésité à charrier avec sympathie l’établissement : « C’est la seule école qui a plus d’étages que d’étudiants ! »

CSB.School et son pôle de simulation grandeur nature

Tournée vers l’expérience professionnelle et la pratique, la pédagogie de la CSB.School offre aux étudiants des mises en situation concrètes afin de les familiariser avec le contexte d’une attaque cyber. Pour cela, l’école spécialisée en cybersécurité met à la disposition de ses étudiants plusieurs espaces dédiés à ces exercices. C’est notamment le cas du laboratoire industriel divisé en deux grandes parties, avec d’un côté, la partie « matériel », de l’autre, la partie « serveur ». 

« Notre ambition est de permettre à nos étudiants de toucher le matériel sur lequel ils seront amenés à travailler dans leur vie professionnelle. Le laboratoire industriel est volontairement raccordé à tout l’étage, notamment à la salle réseau, à partir de laquelle les élèves peuvent s’attaquer mutuellement. Un TD type à la CSB.School consiste à attaquer un groupe d’étudiants par surprise. L’idée est de leur faire comprendre que tout matériel se pirate. Quand certaines écoles punissent le Hack, nous on le favorise ! » Et si les élèves souhaitent accéder au parking de l’école, il leur faut cracker le badge ! 

Les étudiants de la CSB.School ont également accès à un centre opérationnel de sécurité grandeur nature où sont réceptionnés toutes sortes d’incidents. Si un d’eux est qualifié de trop élevé, les élèves entrent en cellule de crise, située juste à côté. Ici, le matériel informatique est formellement interdit, seule la réflexion est exigée pour entraîner les étudiants à cet exercice plus que stratégique. Chaque simulation de crise se base sur des faits réels. 

L’alternance au cœur de la pédagogie de l’école

La CSB.School a la particularité de proposer des formations en cybersécurité exclusivement en alternance, dès la première année de bachelor. Basé sur l’expérience, leur système pédagogique s’axe également sur les compétences, deux éléments pouvant s’acquérir via la voie de l’apprentissage.

Elle accompagne les étudiants dans leur recherche via un système de recrutement pour leur entreprises-partenaires. « Nous leur proposons des alternants qui correspondent au profil recherché », nous confie Éric Disson, doyen académique de l’école. Qui dit alternance, dit prise en charge des frais de scolarité par l’entreprise d’accueil. Ainsi, les 8 000 € de frais de scolarité annuels pour le bachelor spécialiste en cybersécurité (qui se décroche en trois années d’études après le bac) ne sont que théoriques pour les étudiants, tout comme les 15 000 € par an pour le Mastère manager en cybersécurité (bac+5). Les étudiants ne déboursent donc pas un centime pour payer leurs frais de scolarité ! 

Concernant le rythme d’alternance, il est d’un mois en entreprise, suivi de 15 jours en école. Les étudiants en Mastère commencent par 6 semaines de cours avant d’intégrer leur entreprise. Les élèves en bachelor, eux, effectuent 9 semaines en école en début d’année. 

Rencontre avec Patrice Chelim, directeur fondateur de la CSB.School

Pour mieux comprendre les spécificités de la pédagogie de l’école qui souhaite remédier à la pénurie de talents dans le cyber, nous avons rencontré Patrice Chelim, Directeur fondateur de la CSB.School. 

Comment vous est venue l’idée de créer cette école de management en cybersécurité ? 
L’idée est mûrement réfléchie depuis 15 mois. En tant qu’ancien responsable de la cybersécurité du groupe Solvay, j’ai été confronté à un problème de recrutement, de pénurie de ressources dans ce secteur. Nous avons très vite compris que créer une école qui met au cœur de son enseignement ce dont nous manquions en termes de ressources au sein de la profession était la meilleure solution. 

Pouvez-vous nous en dire plus sur les formations proposées ? 
Nous disposons d’un bachelor spécialiste en cybersécurité en trois ans, accessible pour celles et ceux titulaires d’un bac+1. Ce cursus vise à former les étudiants aux métiers techniques de la cybersécurité. Il se compose d’un tronc commun dédié à la gouvernance de la cybersécurité, les systèmes d’information, mais aussi la gouvernance du SOC et son environnement technique. Deux spécialisations sont proposées : cybersécurité informatique et cybersécurité industrielle. 

Nous disposons également d’un Mastère manager en cybersécurité (2 ans). En plus du tronc commun, quatre spécialisations sont présentées à nos étudiants : gestion de crise et incidents, cybersécurité industrielle, cybersécurité informatique et gouvernance, risques et conformité. 

Expliquez-nous le principe de “formation à la carte” ? 
Ce concept répond au fait que les étudiants dotés d’une certaine expérience dans un domaine en particulier, n’auraient pas d’obligation à suivre les modules de formation associés. À titre d’exemple, quelqu’un ayant déjà une expertise en système et réseau, qui nous rejoint, ne suivra pas forcément ce module chez nous. Pour autant, on leur recommande fortement de la suivre, notamment dans une logique d’aide à leurs camarades en leur apportant leur éclairage. 

Pour quelle raison le système de note est écarté de votre pédagogie ? 
Nous privilégions, en effet, des blocs de compétences acquis ou non acquis aux notes classiques. Ce principe permet d’éviter la technique de compensation. Notre objectif est de former les professionnels de la cybersécurité de demain, qui maîtrisent un certain nombre de compétences techniques. L’idée étant d’abolir ce système de note trop scolaire par rapport à nos valeurs. 

Ciblez-vous d’autres profils que les étudiants-ingénieurs ?
Nous ciblons une grande variété de profils, pas seulement des élèves-ingénieurs, car il faut endiguer la pénurie de professionnels en cybersécurité. Étant membre actif du CErcle des Femmes de la CYbersécurité, nous veillons aussi à attirer davantage de jeunes filles vers ce secteur très porteur. Un tiers de nos étudiants sont par ailleurs en reconversion professionnelle tandis que d’autres souhaitent davantage se spécialiser grâce à notre bac+5.

Comment comptez-vous adapter vos programmes face aux évolutions numériques ?
Nos intervenants sont tous des professionnels en activité dans le secteur de la cybersécurité. Cela nous permettra notamment d’adapter le contenu en permanence afin de nous assurer de la conformité de nos enseignements avec les tendances du moment. Notre comité stratégique sera également là pour orienter les modules, tout comme nos étudiants, eux-mêmes sur le terrain. 

Quel message souhaitez-vous transmettre à celles et ceux qui hésitent à s’orienter dans ce secteur ?
La cybersécurité représente plus d’une trentaine de métiers qui ne sont pas tous cantonnés à la technique. Une grande variété de profils est demandée pour remédier à cette pénurie croissante sur le marché de l’emploi. C’est un secteur loin des clichés du hacker à la capuche qui code nuit et jour au fond de son garage ! Toutes les compétences sont mobilisées et sont accessibles par bon nombre d’entre vous. 

Lire aussi : Stoïk et Oteria Cyber School lancent « Objectif Cyber » pour former les experts en cybersécurité de demain

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